Samedi 9 février 2008 6 09 /02 /Fév /2008 20:47

Ohé, c’est dans 4 semaines !

Autant dire, ou écrire que le compte à rebours est entamé. D’ailleurs quelques signes ne trompent pas. Tintin, fidèle lecteur du blog avait relevé que le bras répressifs de la municipalité était particulièrement affable, ces derniers temps. On ne peut que confirmer, puisqu’ils saluent les cyclistes même s’ils roulent sur des vélos roses. Ça fait penser à Boris Vian, dans "je suis marchand d’canons", quand il chante que "les flics me saluent comme l’un des leurs"… Ne vous donnez pas tant de mal, on sait très bien ce que vous pensez de la situation, donc, s’il vous plaît, restez vous-mêmes ! Rapportons cette mésaventure dont une lectrice de Pumpernickel a été victime. Circulant sur le trottoir d’est en ouest rue Banacker, elle a été rappelée au respect des règles du code de la route [dont on ne rappellera jamais assez qu’il a été fait pour faciliter la circulation des voitures !] par les gendarmes, à grand renfort de gros froncements de sourcils, au croisement de la rue du Nord, où selon eux, il y aurait, par semaine, un à deux accidents engageant des vélos. Scrogneugneu, qu’on se le dise ! C’est quand même curieux, car jusqu’à présent, seul le bleu marine municipal en avait aux vélos. Mais, il va peut-être falloir s’y faire, qui sait ?

Et la campagne pour les élections municipales, vous demandez-vous peut-être ?

Si on était cruel, on vous demanderait de poser la question aux représentants locaux du PPA (parti de la presse et de l’agent, comme l’appelle les amis du "Plan B", journal que l’on ne saurait trop  recommander, le dernier numéro vient de paraître) avec à ma droite extrême-dure la liste "Bertrand", et à ma droite la P2R, (presse régionale de révérence) dont "l’assourdissance" du silence finirait pas forcer l’admiration. Tout le monde comprend que les sortants, probables sortis, ont tout à perdre à mettre leur (dépôt de) bilan sur la place publique. Moins on en dira, moins on en entendra et plus on accréditera la thèse selon laquelle ceux qui sont (encore) là sont vraiment les meilleurs. Ils sont aussi les plus intelligents, les plus distanciés et les plus clairvoyants. C’est du moins leur opinion personnelle puisque Monsieur l’encore maire de Wissembourg en personne et porte-étendard de la liste "Bertrand" s’est confié récemment à quelqu’un qu’il a pris pour l’un de ses administrés qui lui demandait s’il était à nouveau candidat. Evidemment fut-il répondu car "les dossiers sont si nombreux et si complexes qu’il faudrait au moins 4 ou 5 ans à quelqu’un d’autre pour les maîtriser". Celui qui m’a raconté ça s’est demandé pour qui se prend Monsieur l’encore maire de Wissembourg, et accessoirement pour quoi Monsieur l’encore maire de Wissembourg prend les autres.

Et la campagne pour les élections municipales, vous demandez-vous peut-être ?

Quelques coups de sonde ici et là montrent que l’on aimerait bien qu’ils sortent du bois, les uns comme les autres, sans forcément attendre le 21 février, date limite de vente, euh pardon, de dépôt des listes de candidats. A moins que cette constitution des listes ne pose problème ? Selon des renseignements concordants, la liste "Gliech" est prête, respectant cette parité sur laquelle il serait bon d’interroger les candidats. Car si l’on se fie à des conversations tenues entre les candidats eux-mêmes, il appert que l’un d’entre eux, et nous n’en dirons pas plus pour ne pas s’en prendre une fois à celui qui a toutes les chances d’être battu, en ait une haute idée, à peu près analogue à celles qu’il a de la République quand il en parlait, lors du verre de l’amitié suivant la remise d’une distinction au collège le 29 mai 2006, et qu’il demandait à son interlocutrice "Parce que vous y croyez encore à la République !" ou de l’action bénévole dont il disait lors d’un conseil municipal le 20 décembre 2005 que "ce qui est gratuit n’a ni valeur morale ni valeur sociale".

La constitution des listes poserait donc quelques problèmes, les "remerciés" de la liste sortante n’étant pas encore intégralement remplacés. Et puis se pose maintenant un problème. Monsieur l’encore maire de Wissembourg nous use depuis maintenant 19 ans, c’est-à-dire 228 mois. En admettant, hypothèse basse, qu’il ait envoyé aux pelotes comme il sait si bien le faire au moins une personne par mois, cela fait environ 250 personnes mécontentes pour peu qu’elles aient un tant soit peu de mémoire. Ajoutons-y les plus de 300 licenciés plus ou moins économiques (Wimétal, Rohm and Haas, Imprimerie de Wissembourg, Bois de France) pour lequels il aura des mots aussi forts que d’exprimer son expression, on arrive à plus de 500 très mécontents. Il y a maintenant ceux qui n’ont pas rejoint le navire et qui, fidèles à leurs convictions, ne les monnaieront pas pour un strapontin de président de ceci ou d’adjoint de cela. On arrive à 1 500, sans exagérer. Viennent enfin ceux qui ont des options voisines de celles de Monsieur l’encore maire de Wissembourg, mais qui, à l’instar de ceux qui ont voté imprudemment pour Monsieur le président de la République, ne peuvent cautionner les méthodes et les usages de Monsieur l’encore maire de Wissembourg, alors on passe le cap des 2 000. Où l’on voit que la constitution de la liste "Bertrand" est loin d’être résolue.

Et la campagne pour les élections municipales, vous demandez-vous peut-être ?

Maintenant, faisons-nous l’interprète de Tintin qui, comme chacun d’entre nous, veut autre que des phrases creuses, et des intentions générales.
ON VEUT UN DEBAT !
ON VEUT UN DEBAT !
ON VEUT UN DEBAT ! Et un vrai, avec de vraies questions, une vraie égalité de temps de parole et de traitement des candidats, un vrai modérateur. Tout le monde aura compris.

Car le temps presse, qu’il s’agisse du 9 mars, date des élections [plus qu’un mois !] ou du moyen terme. Vous savez que le budget a été voté, que parmi les décisions engageant les Wissembourgeois, il y a cet "échange" entre commune et département portant sur le palais Stanislas et l’ancienne DDE, les ventes de terrains pour un lotissement au sud-ouest de la ville, les dépenses engagées pour une allée des Peupliers dont la mise à mal résume à elle seule cette vingtaine d’années perdues à dépenser pour du vent plus qu’à créer pour du durable, le silence gêné sur l’avenir du musée Westercamp (dont l’hibernation est prolongée jusqu’en 2012, même les "gens du parc" n’y comprennent plus rien), etc.

Ça ne vous suffit pas ? Vous reste-t-il encore une seule raison de voter pour la liste "Bertrand" ?

Par pumpernickel - Ecrire un commentaire
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