Dans leur livraison locale du vendredi 18 janvier, elles poursuivent un exercice imposé qui consiste en une rapide recension des maires qui (ne) se représentent (pas) dans les divers cantons de l’arrondissement. Ce jour-là, c’est la plume du talentueux Marcel Neiss qui brossait le tableau de celui de Wissembourg.
Passons sur les poncifs habituels autant qu’éculés dont l’originalité n’en finit pas surprendre ["La chose publique me passionne ! ", "Place aux jeunes" et autres "J’ai toujours l’envie de faire" pour l’un tandis que pour l’autre "l’envie n’y est plus." Sans compter qu’il faut "trois mandats pour concrétiser certains projets", etc. Mais où vont-ils chercher tout ça ?] et intéressons-nous à celui qui est présenté comme un "élu professionnel" (Ah bon ?) parce qu’il a renoncé à son job (sic) [dans la ZUP ?] quand il s’est assis sur le trône de maire de Wissembourg. Malheureusement pour lui, le journaliste dérape un peu dans sa présentation qu’il fait du chef-lieu d’arrondissement quand il commence par un péremptoire et un peu prétentieux "un peu plus de 8 000 habitants". C’est un peu curieux de la part de quelqu’un qui dit vérifier ses sources, lui, car s’il avait consulté tant le journal de la mairie de Wissembourg que le blog de Pumpernickel, il aurait su, en même temps que tout le monde [et sans doute n’aurait-il alors pas manqué d'en faire part à ses lecteurs] que la population de Wissembourg est passée au-dessous des 8 000 habitants, Altenstadt compris, soit une paerte de près de 100 habitants par an ces 8 dernières années. Sans doute faut-il mettre cela au compte, colonne "passif", de l’"élu professionnel" qui est devenu tout et presque le reste [c’est du moins ce qu’il cherche à faire croire à ses malheureux administrés, car ceux qui le côtoient au conseil général ont le plus grand mal à identifier le son de sa voix, et sont bien en peine de citer une initiative du conseil général dont le premier vice-président serait l’instigateur] en gravissant les échelons de la hiérarchie de la révérence départementale. D’ailleurs, en poursuivant cette intéressante présentation de celui qui dit "vouloir continuer à œuvrer pour le développement des zones économiques, et partant, de l’emploi à Wissembourg" [toutes considérations générales qui ne manquent pas d’un certain humour de très mauvais goût alors que des centaines de familles se trouvent confrontées à l’incertitude provoquée par la politique économique des amis politiques de l’"élu professionnel"], on se demande ce qui doit être mis à la colonne "actif" du personnage quand il est aux manettes de la municipalité. Nous n’en saurons d’ailleurs pas plus, puisqu’il faut laisser un peu de place au sous-verge de la commune-croupion qui n’hésite pas à entrer directement dans le vague en parlant sans risque de "un certain nombre de projets dont la traversée et le PLU" qu’il dit vouloir "mener à terme", sans doute voulait-il dire qu’il voulait les mener à leur terme. Mais on n’est plus à ça près, et ce depuis si longtemps qu’il est maintenant loisible d’observer ces gens aux mœurs étranges faire la roue en public ou se répandre dans les colonnes de cette presse de révérence que l’une des amis de Pumpernickel appelle "les phalanges du silence".
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