Jeudi 17 janvier 2008 4 17 /01 /Jan /2008 19:23
On ne pourra pas reprocher à la P2R d'avoir voulu casser l'ambiance de cette nouvelle année en commentant les résultats du recensement de la population wissembourgeoise. Si vous en savez quelque chose, c'est bien au blog de Pumpernickel que vous le devez, et d'ailleurs, vous avez été particulièrement nombreux à vous retrouver sur le site ces derniers jours (plus de 400 visites avant-hier, et 300 hier). Cela va complètement à contre-courant de la doxa dominante qui nous ennuie avec ses préjugés et ses "analyses" de derrière le zinc qui voudraient que "les gens" ne s'intéressent plus à la politique, et que les convictions c'est fini. Laissons-les mariner dans leur jus, et continuons ensemble notre bnhomme de chemin qui amènenra selon toute vraisemblance un nouveau souffle à la mairie de Wissembourg.

Car les challengers ne sont pas forcément ceux que l'on croit. Comment peut-on penser que ce sont des anciens d'une liste de gauche, ralliés depuis deux mandats à l'absolutisme d'un maire qui conduit à la ramasse l'industrie de la commune et des environs, qui seront ceux qui vont faire revenir la commune à des pratiques tout simplement convenables au regard de l'exercice normal de la démocratie ? On pense la même chose de celui qui critiquait, et avec quelle férocité, le maire en 1992, pour se retrouver sur sa liste 3 ans plus tard, puis gravir les échelons de la hiérarchie des obligés, et finir adjoint peut-être avec du galon en perspective cette fois-ci, au cas, improbable, où la liste actuelle referait le plein des voix.

C'est bien de bilan de médiocrité calamiteuse et de suivisme dont il peut être fait état pour ces gens qu'il est maintenant impératif de renvoyer dans leurs foyers apprendre le BA-ba de la gestion publique. Pour s'en convaincre, il suffit de faire le bilan du saccage du patrimoine industriel de la commune dont nous avons été les témoins effarés. Et ce n'est pas une zone industrielle, fût-elle intercommunale, qui tarde à se remplir, qui pourra faire un instant illusion. Rappelons-nous qu'après Bois de France, puis les ennuis de Bürstner, il aura fallu soutenir Bruker, sans autre contrepartie publique que la promesse de ne pas licencier, en lui prêtant gratuitement 500 000 euros. Puis les mauvaises nouvelles se sont accumulées avec les fermetures de l'Imprimerie puis de Wimétal à Wissembourg, qui sont venues s'ajouter aux menaces sur le site de  Lauterbourg [qui concerne tout de même pas mal de Wissembourgeois]. Tout cela alors que la commune s'engage dans des travaux dits d'investissement dont on ne parvient pas à décrypter le sens : des millions pour refaire une allée des Peupliers avec un résultat proche de zéro, le vrai, c'est-à-dire -273,15°C, des sommes pharaoniques engagées dans la remise en état du Relais culturel, que l'actuelle majorité municipale a laissé se dégrader, des atermoiements incessants sur le thème des écoles nouvelles toujours imposées et par conséquent inévitablement remises à plus tard, alors que l'avenue de la Sous-Préfecture est dans un état innommable. Mais, il est vrai que cela n'est guère visible à ceux qui ne se déplacent en ville que protégés par les vitres surteintées d'une sombre limousine censée nous impressionner.

Et pour vous en convaincre, quelques photos en forme de de profundis prises lors du déménagement des machines de l'Imprimerie; qui partent à Paris selon les renseignements glanés sur place. "- et après ?" "- ça, on n'en sait rien !"

En tout cas, ceux qui ont laissé faire ça, qui n'ont soi-disant rien vu venir, sont les vrais responsables de cette situation. Nous ne les méritons pas, ils ne nous méritent pas.

undefined

C'est ici que des dizaines de salariés ont donné le meilleur de leur savoir-faire pour fabriquer des produits dont la qualité était reconnue dans tout le monde de l'édition.

undefined

undefined Départ pour nulle part de machines récentes qui feront la bonne fortune de quelque délocalisé de la mondialisation.


undefined

Et qu'en pensent nos cousins ?
Ils sont fous, ces humains !
Ecrire un commentaire
Voir les 2 commentaires
Retour à l'accueil

Commentaires

salut, c'est bizarre mais au-delà de la teneur de l'article et de son commentaire (toujours appréciés dans Pumpernickel) ces images me font penser à "rien", au "rien". Ce "rien" conceptuel, le néant, le vide (vide grossier, vide primaire, vide secondaire, ultravide, vide absolu). Le "rien" drôlatique aussi, du regretté Devos : « ...Une fois rien... c'est rien ! Deux fois rien... c'est pas beaucoup ! Mais trois fois rien !... Pour trois fois rien on peut déjà acheter quelque chose !... Et pour pas cher ! » ... puis au "... tout se transforme !" cher à Lavoisier. Ça doit parler aux représentants locaux de la culture, ça, Lavoisier. "Transformer" comme le dit Lavoisier. Transformer un site de travail en immobilier-dortoir abordable à tout un chacun, en principe à tous sans discrimination. Le même jour que cet article de Pumpernickel (hier) je découvre, plein-pot page Wissembourg, les futurs "élus de mars" dans notre presse quotidienne régionale (acheté le vendredi pour le programme tv de la semaine à venir et uniquement pour ça). Il y est question "d'emploi" et de "relais culturel". Ah ! la culture. Comme tes photos de l'imprimerie de Wissembourg, malheureusement, tout ça me fait penser au "rien" et pour les "élus de mars", à l'éternel retour. bella ciao tintin
Commentaire n°1 posté par tintin le 19/01/2008 à 09h54
Mon cher Pumpernickel,
Les photos que tu publies du déménagement des machines de l'imprimerie de Wissembourg ont réveillé en moi quelques souvenirs... C'était à la fin des années 70, rue St Marc à Paris, quand on déménageait, pour les mettre à la casse, les rotatives du journal L'Aurore, pas celui de Clémenceau et du "J'accuse" de Zola, mais celui qui avait commencé sa parution pendant l'Occupation et qui avait été l'un des grands journaux d'opinon - plutôt au centre-droit - de l'après-guerre.
http://fr.wikipedia.org/wiki/L%27Aurore_%28journal_1944%29

Ces engins étant tellement lourds et encombrants, même démontés et découpés, qu'il avait été nécessaire de casser le mur de l'immeuble qui les abritait sur la hauteur du rez-de-chausée et du premier étage. A cette époque, je n'avais pas encore compris que je voyais là l'un des vestiges de la liberté d'expression, voire du désir d'exprimer une opinion. Bien plus tard, rue des Italiens, on devait faire subir le même sort à l'imprimerie du Monde, contraint d'entamer une mue dont, encore aujourd'hui, personne ne sait encore où elle le mènera.

Bref, trève de nostalgie, mais je crois que ces événements doivent nous aider à mieux comprendre le prix et la nécessité de l'expression libre et engagée.

A bientôt.

RH
Commentaire n°2 posté par Régis HULOT le 18/01/2008 à 15h01

visites depuis le 01/01/08

Présentation

 
Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés