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Pommadier d’or – 2
C’est l’édition locale de la P2R d’aujourd’hui qui nous donne l’occasion de décerner à nouveau ce hochet préféré de Pumpernickel que les titulaires peuvent accrocher à leur revers de veste, en compagnie de leur roséole de la légion d’honneur comme aurait dit Jacques Prévert. Le localier donne la parole au Sous-Préfet qui quitte [le champagne tiède ( ? ) de] la sous-préfecture, comme l’a si bien chanté Jacques Brel, manifestement à regret, tant les trois années qu’il passées parmi nous été merveilleuses.
Pour une fois, Pumpernickel est plutôt d’accord avec lui, surtout si l’on s’en remet à cette culture du résultat par laquelle ne sait
que jurer, entre deux haussements d’épaule [la grande classe !], le sur agité qui promène les journalistes déguisés en larbins au long de ses pérégrinations sentimentalo-touristiques. Des
résultats, donc, ces trois dernières années nous en ont apporté, à la pelle, surtout les douze derniers mois.
Qu’on en juge :
· Licenciements des derniers ouvriers de l’Imprimerie de Wissembourg,
· Fermeture de Wimétal dans les conditions que l’on sait,
· Licenciements de quelques dizaines de salariés à Betschdorf,
· Suppressions de dizaines d’emplois chez ex-Rohm and Haas,
· Menaces sur plusieurs dizaines d’emplois dans une entreprise de Wissembourg,
· Fermeture du tribunal d’instance.
Ouf, l’année est terminée, et le représentant de l’Etat [qui n’est évidemment pas responsable de tout ça, mais qui pourrait avoir quelques mots, même formels, pour ces centaines de victimes qui n’ont pas la chance de bénéficier des mêmes avantages que lui] s’en va, et nous laisse nous débrouiller. Il nous reste certes le tourisme, mais qui ne peut plus s’appuyer sur un marché local dynamique, donc pas de commerce, et pas d’offre, et une chalandise extérieure qui va voir ailleurs. C’est le cercle qui tue.
Il était donc absolument nécessaire de démarrer ces adieux par un "Ici, ce furent trois ans et demi de bonheur, tant sur le plan privé que professionnel" qui va droit au cœur à n’en pas douter de ceux qui s’apprêtent à traverser une période catastrophique.
N’oublions pas celui qui a recueilli ces fortes sentences, et qui n’a pas pensé une seconde à poser la question de la santé économique de l’arrondissement. Voilà un vrai journaliste comme on les aime, qui rappelle jusqu’à la caricature qui finit toujours par inspirer la réalité, ce Michel Droit comme un Z comme le brocardait le Canard enchaîné quand il se déconsidérait à cirer les pompes du Général au meilleurs temps de l’ORTF.
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