Jeudi 20 décembre 2007 4 20 /12 /Déc /2007 08:38
Il n'y a pas si longtemps, c'était avant les élections législatives, je demandai à un(e) député(e) socialiste et adjoint(e) au maire d'une grande ville - c'est elle qui aime la féminisation des termes - son opinion sur le cumul (son cas, donc) des mandats et des fonctions, son propre "patron" étant de son côté et entre autres maire et député. Elle me répondit qu'elle était totalement hostile au cumul, mais que la loi ne l'interdisant pas (encore), elle ne voyait aucun inconvénient à le pratiquer dans l'attente du changement des règles (et des mentalités ?). En un mot, et c'est moi qui interprète, je pratiquerai la vertu quand la loi m'y contraindra et que les autres en feront autant.
Nous avons appris, il y très peu de temps, qu'un chef de cabinet de celle qui se dit ou se croit "ministre des pauvres", profitait d'un logement à loyer hyper-modéré dans un fort agréable quartier de Paris (je le sais, j'ai habité pas très loin) et, à l'occasion, le sous-louait à quelques amis temporairement embarassés. Le pauvre homme de défend en disant que des milliers d'autres personnes à Paris sont dans la même situation que lui, profitant donc d'avantages locatifs qu'il accepte(rait) de considérer comme indûs. Même chose que pour ma député"e" : dès que les autres seront vertueux, je le serai moi-même sans délai, mais pour le moment pas question de m'en aller de moi-même ou de démisionner de mon poste ou de ma fonction.

On constate avec un soulagement certain que des deux côtés de la barrière - elle existe donc ? - tout le monde reste bien d'accord pour lutter contre les injustices, les inégalités, les passe-droits et autres petits avantages qui rendent la vie supportable et le service de ses concitoyens acceptable.

Régis Hulot.

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